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D'UN SADOU avec des questions

 
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La Bible Parole de DIEU
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Inscrit le: 24 Mar 2008
Messages: 164

MessagePosté le: Lun 28 Avr - 07:00 (2008)    Sujet du message: D'UN SADOU avec des questions Répondre en citant

    



       Des témoignages d'hommes
et de femmes d'aujourd'hui qui partagent  leur expérience chrétienne.


Dernière édition par La Bible Parole de DIEU le Lun 28 Avr - 08:00 (2008); édité 2 fois
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Inscrit le: 24 Mar 2008
Messages: 164

MessagePosté le: Lun 28 Avr - 07:42 (2008)    Sujet du message: D'UN SADOU avec des questions Répondre en citant


 
 
 
  
ette page présente premièrement les pensées du Sadhou Sundar Singh, écrites entre 1910 et 1930.  
 

Question 1 : "Ô Seigneur, fontaine de vie, pourquoi te caches-tu aux yeux de tes fidèles serviteurs ? Pourquoi ne les réjouis-tu pas par la vue de ta personne ?"
A cette question du Sadhou, le Christ répond par des paraboles  
.
on fils, le vrai bonheur ne dépend pas de la perception des choses avec nos yeux : le bonheur dépend de notre perception spirituelle et de notre coeur.Des milliers de gens m'ont vu de leurs yeux en Palestine, mais n'ont pas été plus heureux pour cela; ils saisirent seulement les apparences passagères, celles qui pouvaient être vues par les yeux physiques.
Le Dieu immortel et les esprits célestes ne peuvent pas être discernés par les yeux physiques. Par exemple, ne pouvant voir votre âme, comment pourriez-vous voir son Créateur ?
Lorsque les yeux de l'esprit sont ouverts, alors, mais alors seulement, vous pouvez voir Celui qui est Esprit. En ce moment-même, tu me vois, mais c'est uniquement grâce aux yeux de l'esprit et non à tes yeux physiques. Lorsque des milliers de gens m'ont vu en Palestine, penses-tu que leur perception spirituelle ait été éveillée ou que j'étais moi-même devenu mortel ?
Je suis né homme afin de m'offrir en rançon pour les péchés du monde; et lorsque l'oeuvre de la rédemption des pécheurs fut achevée, ce qui était corruptible en moi fut transformé en vie éternelle. C'est ainsi qu'après ma résurrection, ceux-là seuls qui avaient une perception spirituelle ont pu me voir.






Citation:
Jean 4.24 "Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité." ;

Actes 10.40 41 Dieu l'a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu'il apparût, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d'avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu'il fut ressuscité des morts.










ans le monde, il y a des hommes qui savent beaucoup de choses sur moi, mais qui ne me connaissent pas, c'est-à-dire qui n'ont aucun rapport personnel avec moi ; ils n'ont pas la vraie foi en moi et ne me prennent pas comme Seigneur et Sauveur. Il en est d'eux comme d'un aveugle-né; si vous lui parlez de certaines couleurs, du rouge, du bleu ou du jaune, par exemple, et de leurs différences, il est incapable de se rendre compte de leur beauté, de les apprécier à leur juste valeur. Il sait beaucoup de choses se rapportant à elles, tous leurs noms, mais il ne pourra avoir une idée exacte de ce qu'elles sont, que le jour où ses yeux s'ouvriront. Jusque-là, il leur est étranger. Ainsi, quelque cultivé que soit un homme, ce n'est qu'avec une vision spirituelle qu'il peut me connaître, voir ma gloire et comprendre que je suis le Dieu incarné.




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l y a beaucoup de croyants qui sentent ma présence dans leurs coeurs et acquièrent ainsi la vie et la paix intérieure; mais quant à me voir directement, ils ne le peuvent pas.Il en est d'eux comme de l'oeil, impuissant à voir ce qui l'entoure, quand un remède, du collyre par exemple, y a été introduit. Alors même que l'oeil ne peut voir le remède, il sent bien que ce remède agit et améliore sa vue.



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es serviteurs fidèles acquièrent la vraie paix par ma présence qu'ils ne peuvent voir, mais ils n'en jouissent pas moins lorsqu'ils en sentent l'action en eux. De même, ils ne peuvent voir le sentiment de leur coeur ni la voix de leur conscience, moyens par lesquels ils arrivent à goûter la paix que donne ma présence.La langue et les aliments sucrés nous fournissent un autre exemple. Ni la douceur des mets, ni le sens exercé de la langue par lequel cette saveur est reconnue, ne sont choses visibles. De même je donne à mes enfants la manne cachée qui leur procure vie et joie. Ceci est un secret que ni le monde ni les philosophes ne connaissent.




Citation:
Apocalypse 2.17 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit.






arfois, la maladie altère le sens du goût. Alors, quelque succulente qu'elle soit, la nourriture répugne au malade. De même, la maladie du péché produit un changement dans l'homme dont le coeur et l'esprit tombent malades. Tant qu'il se trouve dans cette condition, ma parole, mon adoration et ma présence perdent leur charme pour lui. Alors, au lieu d'en retirer une bénédiction, il critique et voit des défauts partout.


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insi que l'aveugle-né, beaucoup de croyants sont capables de voir en Jésus un prophète et un fils d'homme, mais ils ne voient en lui le Christ et le Fils de Dieu que lorsque mon pouvoir se fait sentir en eux une seconde fois.





Citation:
Jean 9 : 17 Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l'aveugle: Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu'il t'a ouvert les yeux? Il répondit: C'est un prophète., Jean 9 : 35-38 Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé; et, l'ayant rencontré, il lui dit: Crois-tu au Fils de Dieu? Il répondit: Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui? Tu l'as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c'est lui. Et il dit: Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui.








ne femme se cacha dans son jardin, au milieu d'arbres touffus, et son enfant la chercha en pleurant. Il parcourut tout le jardin sans retrouver ses traces. Un serviteur encouragea l'enfant à ne plus pleurer et à abandonner ses recherches; il essaya de le distraire en attirant son attention sur les fruits délicieux d'un manguier, sur d'autres fruits encore, et sur les plus belles fleurs; il lui offrit de lui en cueillir.
Mais l'enfant criait toujours plus fort :- Non! non! je veux ma mère. Sa présence est plus douce que ces mangues et son amour meilleur que le parfum de ces fleurs ; d'ailleurs, le jardin, avec tout ce que tu m'offres est à moi, car ce qui est à ma mère, m'appartient aussi. je veux ma mère!

La mère entendait tout cela dans sa cachette ; elle en sortit immédiatement, prit l'enfant dans ses bras, se mit à l'embrasser et le jardin devint pour l'enfant un véritable paradis. De même, mes enfants ne peuvent être satisfaits par aucune des attractions ou des fruits que leur offre le jardin du monde; il faut qu'ils me trouvent moi-même. Et moi, Emmanuel, je suis toujours avec eux et je me révèle à eux.




Citation:
Jean 14.18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous.






'éponge est dans l'eau et l'eau est dans l'éponge. Ce sont deux choses différentes. Ainsi, mes enfants demeurent en moi, et moi en eux. Ce n'est pas du panthéisme car le royaume de Dieu peut se trouver dans le coeur de quiconque demeure dans le monde. Comme l'eau est dans l'éponge, ainsi je suis partout, dans chaque chose, mais je ne suis pas les choses de ce monde.


Citation:
Luc 17.21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.






avez un morceau de charbon de bois : sa noirceur ne s'en ira pas; mais qu'il prenne feu et sa noirceur disparaîtra. Ainsi le baptême de l'Esprit lave le pécheur de la noirceur du péché et le transforme en lumière du monde. Comme le feu est dans le charbon et le charbon dans le feu, ainsi je demeure en mes enfants et eux en moi, et par eux je me révèle à d'autres.


Citation:
Matthieu 3.11 Moi, je vous baptise d'eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.et Matthieu 5.14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée...




Question 2 : "Seigneur,si tu te montrais aux hommes d'une manière évidente, ceux-ci n'aurait plus de doute au sujet de ta divinité et de l'existence du Père ; tous croiraient et entreraient dans le vrai chemin."
A cette question du Sadhou, le Christ répond par des paraboles.

on enfant, je connais l'âme des hommes et je me révèle à chacun dans la mesure où il en a besoin. Pour conduire les hommes à la vraie vie, je ne pouvais employer de meilleur moyen que de devenir homme comme eux. Ainsi, les hommes ont pu comprendre que le Père n'est pas un être étrange et terrible, mais qu'il est amour, et qu'il est comme eux, car ils ont été créés à son image et lui ressemblent.

C'est pour l'homme un désir naturel que de contempler celui en qui il croit, et qu'il aime. Mais il est impossible de voir le Père, car sa nature dépasse l'intelligence humaine, et celui qui désire voir l'insaisissable doit être insaisissable lui même. L'homme est limité, compréhensible et créé; il ne peut voir Dieu.
Dieu, qui est amour, a créé dans l'homme une nature faite pour aimer, identique à la sienne; il a voulu se faire homme pour répondre au besoin d'amour du coeur humain. Dieu s'est incarné afin que son enfant, créature limitée, et tous les anges, puissent le contempler dans sa gloire céleste, et éprouver une grande joie.
Je suis l'image du Dieu invisible en qui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Celui qui m'a vu a vu le Père.




Citation:
Colossiens 1.15 "Jésus est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création."Colossiens 2:9 "Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité".Jean 14:9 Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?








e Père, l'Esprit et moi, nous sommes un. Ainsi, dans le soleil se trouvent réunies et la chaleur et la lumière, bien que la lumière ne soit pas la chaleur, et que la chaleur ne soit pas la lumière ; toutes deux ne forment qu'une seule et même chose, mais ces phénomènes, en dehors du soleil, se traduisent de manières différentes.Ainsi le Saint-Esprit et moi, venant du Père, nous donnons lumière et chaleur au monde. Comme le feu, le baptême du Saint-Esprit consume toute espèce de péché et de mal dans le coeur des disciples, les préparant pour le ciel, par la purification et la sanctification. Moi, qui suis la vraie lumière, j'arrache les pécheurs aux ténèbres et les conduis à la vraie vie, leur apportant l'éternelle joie du ciel. De même que la lumière et la chaleur ne sont pas séparées du soleil, nous ne formons pas trois personnes, mais une seule.




Citation:
Jean 1.9 Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.Jean 8.12 Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.







uels que soient les talents, les qualités, ou les dons que Dieu a déposés dans l'homme, ils deviennent inutiles si l'homme ne les met pas en oeuvre. Il en est de même de la foi au Dieu vivant : si elle ne se maintient pas en santé, elle peut être détruite par les attaques du péché et se changer en doute. Nous entendons dire souvent : - Si mes doutes sur tel ou tel point étaient dissipés, je serais prêt à croire. Ce raisonnement est semblable à celui que tiendrait un homme qui, s'étant cassé un membre dans un accident, demanderait au médecin de le soulager d'abord de sa souffrance et de remettre ensuite le membre cassé. Un tel raisonnement est absurde, car la douleur est due à la fracture des os. Il est donc nécessaire de remettre l'os en premier lieu; la douleur disparaîtra d'elle-même ensuite.
Le péché brise la communion entre Dieu et l'homme, et fait naître le doute qui est une maladie spirituelle. Il est donc nécessaire en premier lieu d'être réconcilié avec Dieu ; les doutes sur ma divinité, sur l'existence de Dieu ou d'autres points disparaîtront d'eux-mêmes, et une paix dépassant toute intelligence, une paix que le monde ne peut ni donner ni ôter, leur succédera dans le coeur de l'homme.
Je suis devenu homme pour réconcilier l'homme avec le Père, afin qu'il connaisse la joie éternelle du ciel.



ieu est amour. Dans tout être vivant et tout spécialement dans l'homme, Dieu a déposé le germe de l'amour. Ainsi, il est nécessaire que le Dieu qui aime reçoive la part d'amour qui lui est due, et que l'homme aime Celui qui créa le coeur, l'âme et l'intelligence ; il est nécessaire que l'homme aime Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de toute sa pensée, ainsi que tout ce que Dieu a créé. Il aimera toute la création pour l'amour de Dieu.Si cet amour n'a pas comme but d'aimer Celui qui créa en l'homme le pouvoir d'aimer de tout son coeur, de toute son âme et de toute sa pensée, il est détourné de son véritable but, et changé en égoïsme. L'amour devient ainsi son propre ennemi et l'ennemi de la création. Tout homme égoïste commet un vrai suicide.

Je vous ai dit aussi: Aime ton prochain comme toi-même. Bien qu'en un sens tout général l'humanité constitue notre prochain, ce commandement s'applique plus spécialement à ceux qui vivent près de nous. Il est aisé d'être bon pour un étranger, même s'il est votre ennemi, lorsqu'il n'est avec vous que deux ou trois jours seulement.
Mais arriver à supporter et à aimer comme soi-même un homme qui, vivant toujours avec vous, vous occasionne ennuis et dérangements perpétuels, c'est une réelle difficulté. Lorsque vous aurez remporté cette grande victoire, il vous sera aisé d'aimer tout homme comme vous-même.
Lorsqu'un homme aime Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de toute sa pensée, et son prochain comme lui-même, il n'y a plus de place pour le doute en son coeur. Le Royaume de Dieu est au-dedans de lui et ce Royaume est éternel. Purifié par le feu de l'amour, cet homme se transforme à l'image du Père qui est dans les cieux et qui le créa jadis à sa propre image.



e me révèle continuellement par mes paroles, c'est-à-dire par la Bible, à ceux qui me cherchent d'un coeur pur. Tout comme je suis devenu homme pour sauver l'humanité, de même ma parole, qui est esprit et vie, est écrite par des hommes en un langage humain; elle contient à la fois un élément humain et un élément divin qui sont intimement unis en elle.Quelques-uns ne peuvent pas me comprendre, mais ils ne peuvent pas non plus saisir le sens de ma parole. Pour la comprendre, il n'est besoin ni d'hébreu, ni de grec, mais de communion avec l'Esprit, car c'est inspirés par le Saint-Esprit que prophètes et apôtres ont écrit.

L'Ecriture est divinement inspirée et ceux-là seuls qui sont nés de l'Esprit peuvent la comprendre entièrement, quand bien même humainement ils ne seraient que des enfants ignorants. Ils comprennent le langage spirituel, car il est leur langue maternelle. Les sages de ce monde ne peuvent le comprendre parce qu'ils ne sont pas sous l'influence de l'Esprit.




Citation:
Jean 6.63 C'est l'esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.






e désire me révéler dans le livre de la nature dont je suis l'auteur. La perception spirituelle est essentielle pour me voir et me trouver dans ce livre ; sans cette vue spirituelle, vous vous égarerez et ne me trouverez pas. Un aveugle peut lire en se servant du bout de ses doigts à la place de ses yeux. Mais nous ne pouvons trouver la vérité en usant d'une méthode analogue. Les sceptiques et les agnostiques nous l'ont bien montré. Au lieu de la vraie compréhension, c'est la critique qui l'emporte chez eux. Ils disent : - S'il y a un Dieu tout-puissant, pourquoi y a-t-il des orages, des tremblements de terre, la souffrance, le mal et la mort ?
Ceux qui raisonnent ainsi montrent leur ignorance; ils ressemblent à un sot qui commencerait à critiquer un monument inachevé, ou les ébauches imparfaites d'un bon artiste. Quand il verra son erreur, il sera honteux de ses premières critiques et entonnera des cantiques de louange. Dieu ne créa pas, en un seul jour, le monde, tel que nous le voyons maintenant; de même, le monde n'atteindra pas la perfection en un jour. Le monde s'achemine vers la perfection.
S'il était possible à l'homme de voir et de comprendre comme Dieu voit et comprend, il se rendrait compte de la perfection des choses créées, il se prosternerait et déclarerait lui aussi que "tout cela est très bon". (Genèse 1.31).





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' âme, à l'intérieur du corps humain, est semblable à l'oiseau caché dans la coquille de l'oeuf. Si, par un moyen quelconque, le petit poussin apprenait qu'à l'extérieur de sa coquille se trouve un vaste monde rempli de fleurs de toutes sortes, de rivières et de ravissantes collines ; si on lui disait que tout cela est très beau et que ses parents vivent dans ce monde, et qu'il sera lui-même appelé à voir tout cela à peine sorti de sa prison, il n'y comprendrait rien et ne croirait pas ce qu'on lui raconterait. Si vous lui disiez qu'il verra un jour tout cela de ses petits yeux, et qu'il volera de ses ailes encore imparfaites, il n'en croirait rien non plus; aucune preuve ne le convaincrait. Ainsi, beaucoup de gens ne croient pas à la vie future et à l'existence de Dieu, parce qu'ils ne peuvent les voir tant qu'ils sont dans leur enveloppe terrestre.Leur imagination, semblable à des ailes trop faibles, ne peut s'envoler au-delà des limites de leur raison; ils ne peuvent voir avec leurs yeux physiques les choses éternelles et incorruptibles que Dieu prépare pour ses bien-aimés.
La condition de l'âme dans le corps est encore semblable sur un autre point à celle du poussin dans sa coquille: pour éclore à la vie éternelle, l'âme doit être réchauffée par le Saint-Esprit comme le poussin est réchauffé par sa mère, et s'il n'en était pas ainsi, l'âme courrait le danger d'être anéantie pour toujours. L'homme, créature finie, a besoin de la foi pour s'élever aux mystères du Dieu infini.
Il est impossible à l'intelligence limitée de la créature de pénétrer dans les profondeurs des mystères de Dieu avec les faibles données qu'elle possède, de même qu'il est impossible à une fourmi de pousser le verrou d'une porte de fer avec ses faibles pattes.
Bien des gens disent que si les choses ont eu un commencement elles doivent aussi avoir une fin. Mais ce raisonnement n'est pas probant, car le Tout-puissant peut parfaitement engendrer l'immortalité par la puissance de sa parole. La vie est soumise ici-bas à la destruction et à la mort, parce qu'elle dépend de circonstances où la mort et la destruction ont leur place; mais, quand elle sera débarrassée de tout ce qui change et périt, cette vie échappera à la mort; au contact du Dieu immortel, Fontaine de vie éternelle, cette vie devient elle-même éternelle.
"Je donne la vie éternelle à ceux qui croient en moi; ils ne périront pas et nul ne les ravira de ma main".
"Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin, dit le Seigneur, qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant". (Esaïe 64.3; 65.17; 10.28; Apocalypse 1.8 et 3Cool.







Question 3 "Seigneur, presque tous les hommes savent que c'est pécher que de désobéir à Dieu, et de négliger le culte qui lui est dû. Le résultat terrible de cette impiété se manifeste clairement dans l'état actuel du monde. Mais ce qui me préoccupe, c'est de savoir ce qu'est réellement le péché. Comment un principe pareil a-t-il pu apparaître dans la création, contrairement à la volonté du Dieu tout-puissant puisque ce Dieu était là ?"
A cette question du Sadhou, le Christ répond par des paraboles.

e péché, c'est le nom donné à l'action de rejeter la volonté de Dieu pour suivre la sienne propre, de rejeter ce qui est bien et droit pour choisir ce qui est mal et injuste.

C'est encore satisfaire ses propres désirs, agir selon son bon plaisir; et pourtant, de cette manière, aucune vraie satisfaction, aucune joie réelle ne peut être obtenue.
Le péché n'a pas une existence propre, qui permette d'affirmer qu'il a été créé ; c'est plutôt un état. Pour donner la vie à toute la création, il n'y eut qu'un seul Créateur, qui est un Dieu bon. Un bon créateur ne peut pas créer quelque chose de mauvais; ce serait contraire à sa nature.
En dehors de ce créateur, Dieu bon, il n'en existe aucun autre qui puisse avoir créé le mal. Satan ne peut que corrompre ce qui a été créé bon. Il n'a lui-même aucun pouvoir créateur. Par conséquent, le péché n'a pas été créé, n'a pas une existence propre. C'est uniquement un état dans lequel l'homme égaré se détruit.
La lumière existe mais non pas l'obscurité, qui est simplement l'absence de lumière. De même, le mal et le péché n'ont aucune existence propre, mais l'opposition au bien ou son absence, voilà le mal. Ce sombre état de péché est des plus dangereux car, en raison même de cette obscurité, bien des hommes sont détournés du droit chemin.
Après avoir fait naufrage sur les récifs de Satan, ils tombent dans le sombre gouffre de l'enfer et sont perdus. La raison pour laquelle moi, qui suis la lumière du monde, je suis descendu ici-bas, c'est que je veux délivrer de la puissance des ténèbres ceux qui se repentent et croient en moi. Je les fais aborder en sécurité à leur port désiré, au ciel, où il n'y a plus trace d'obscurité.






u demandes comment fut amené ce triste état de péché, alors que le Dieu tout- puissant était là de toute éternité. C'est que Satan et l'homme ont accompli leurs desseins mauvais de leur propre et libre volonté. Si maintenant tu demandes pourquoi Dieu n'a pas mis en l'homme l'incapacité de tomber dans cet état, je répondrai que, si l'homme avait été créé comme un simple instrument, une machine, ainsi que l'aurait exigé cet état d'incapacité, il n'aurait jamais eu non plus le privilège de cette vraie joie qui ne s'obtient que par le libre exercice d'une entière liberté, d'un libre arbitre. Adam et Eve ont été trompés par Satan parce que, dans leur état d'innocence, ils ignoraient la fraude et le mensonge. Auparavant, Satan non plus ne connaissait pas l'orgueil, car ce sentiment n'avait encore existé bien que, ensuite, il ait rempli le coeur de Satan comme celui de l'homme.
Dès lors, la puissance de Dieu a aussi transformé et changé ce sentiment pour sa gloire. Grâce à mon incarnation et à l'expiation de la croix, l'amour sans bornes et si merveilleux de Dieu qui, sans cela serait demeuré inconnu, a été manifesté.





eux qui sont plongés dans le péché ne se rendent pas compte du lourd fardeau qu'ils portent, de même que ceux qui enfoncent dans la mer meurent asphyxiés sans avoir rien senti du poids énorme qui pèse sur leurs têtes.Au contraire, l'homme qui, sorti de l'eau, cherche à en emporter une quantité même très faible, en découvre immédiatement le poids. A tous ceux qui, s'apercevant du poids de leur péché, se repentent et viennent à moi, je donne le vrai repos, car c'est pour les chercher et les sauver que je suis venu.




our que la mort survienne, il n'est pas nécessaire que tous les membres soient devenus faibles et inutiles. Non, mais il suffit que le coeur seul faiblisse ou que le cerveau soit atteint. Un accident peut aussi mettre fin à la vie de tout le corps, bien que ses membres soient en parfait état de santé. Un seul péché, qui empoisonne le coeur et la pensée, suffit aussi à ruiner la vie spirituelle et même à détruire une famille entière, une race, un pays, un monde, ainsi que le prouvent abondamment les suites du péché d'Adam.Mais une parole de mes lèvres suffit aussi pour donner la vie éternelle ou pour amener à la vie un mort comme Lazare.






l est arrivé quelquefois qu'un animal ou un oiseau, qui retourne vers les siens après avoir vécu dans la société et l'intimité des hommes, au lieu d'être bien accueilli par ses anciens amis soit attaqué et tué par eux, tellement les habitudes et les manières des animaux qui ont été les compagnons de l'homme leur paraissent étranges et différentes des leurs. Si même des animaux ne peuvent plus supporter de vivre avec ceux de leurs semblables qui ont été associés à la vie de l'homme, comment les saints et les anges accueilleraient-ils dans le ciel des pécheurs qui ont vécu dans la société des méchants ?Cela n'implique pas qu'ils n'aient aucun amour pour les pécheurs, mais la sainteté du ciel paraîtra fort peu agréable à ceux-ci. Si, déjà dans ce monde, la compagnie des hommes bons et justes est odieuse aux pécheurs, comment pourraient-ils, dans le ciel, vivre éternellement en leur compagnie ?
Un paradis tel que celui-là serait pour eux une sévère punition, l'enfer même. N'allez donc pas croire que Dieu expulsera les pécheurs du ciel pour les jeter en enfer. Dieu, qui est amour, n'a jamais jeté personne en enfer et ne le fera jamais.
C'est sa propre vie de péché qui conduira le pécheur en enfer. Avant même que la vie d'ici-bas soit arrivée à son terme, avant d'aller au paradis ou en enfer, dès cette vie présente, le paradis ou l'enfer existent dans le coeur de l'homme, selon que ses actions sont bonnes ou mauvaises.
En conséquence, celui qui veut échapper à l'enfer éternel dans la vie future doit se repentir véritablement de son péché et me donner son coeur afin que, par l'influence du Saint-Esprit qui habitera en lui, je puisse en faire un fils du Royaume de Dieu pour toujours.





'homme rebelle à son gouvernement et à son roi peut trouver un refuge dans un pays étranger, mais celui qui se révolte contre Dieu, où pourra-t-il se cacher? Où qu'il aille, au ciel comme dans la tombe, il se trouvera en présence de Dieu. C'est pour son propre bonheur qu'il doit se repentir et se jeter aux pieds du Seigneur.




es feuilles du figuier ne suffirent pas à Adam et Eve pour se vêtir et se cacher ; il leur fallut des vêtements de peaux de bêtes.Les bonnes oeuvres de l'homme sont comme les feuilles du figuier; elles ne lui suffisent pas pour échapper à ma colère à venir. Il lui faut ma robe de justice.




es hommes aiment beaucoup découvrir les taches du soleil, de la lune, ainsi que les éclipses, mais ils ne se préoccupent nullement des taches, des éclipses produites par le péché et dans lesquelles ils sont eux-mêmes entraînés.Ceci nous permet de comprendre jusqu'à un certain point combien seront grandes les ténèbres si la lumière qui est en l'homme devient ténèbres elle-même. Comme un corps atteint de la lèpre s'engourdit et souvent devient insensible, de même le coeur et la conscience de l'homme contaminé par la maladie du péché meurent en s'insensibilisant, en sorte que le malade ne se rend plus compte de ce que son état a d'affreux et de répugnant. Le temps est proche où il comprendra en les réalisant les effets terribles de son péché, et alors il y aura des pleurs et des grincements de dents.





e papillon ne songe pas au pouvoir destructif de la flamme ; fasciné par la lumière, il accourt et meurt.Un homme non plus ne songe jamais au pouvoir désastreux et empoisonné du péché; il se laisse attirer par ses plaisirs fictifs et court ainsi à sa ruine et à sa destruction éternelle. Ma lumière seule peut sauver le pécheur de la mort pour lui donner une vie et une joie éternelles, car l'homme a été créé pour jouir des bienfaits de cette lumière véritable.



péché n'est pas une chose imaginaire ou fictive. C'est un état d'obscurité spirituelle produit par la volonté mauvaise de l'homme.Les germes du mal et le ver rongeur du péché s'y sont développés et ont miné l'âme humaine pour toujours, exactement comme, parfois, en très peu de temps, certaines maladies défigurent pour toujours les plus beaux visages.

Dieu, qui n'a jamais créé la souffrance et la maladie, n'a jamais non plus créé le mal et le péché. Ce sont là les conséquences de la désobéissance de l'homme.
La souffrance et la maladie ne sont pas davantage des créations de l'imagination, mais bien la conséquence, la forme manifeste et extérieure du péché, mal intérieur et invisible.
La cause peut en être le propre péché de celui qui souffre ou le péché des autres, à quelque famille ou corporation humaine qu'il appartienne. Et quand tous les membres d'une famille humaine se repentent et s'unissent en moi, mon sang vivifiant circule en eux guérissant tous leurs maux, intérieurs et extérieurs, pour leur accorder une santé parfaite à toujours.
L'homme a été créé pour cela. C'est ainsi qu'il sera heureux à perpétuité, auprès de son Créateur et Maître.







Question 4. A quoi sert la prière ?
A la question du Sadhou, le Christ répond par des parabolesQuestion du disciple: On entend souvent dire: - Si Dieu a une entière connaissance de nos besoins et s'il sait la meilleure manière d'y pourvoir, non seulement lorsqu'il s'agit du bien, mais encore à l'égard du mal, quelle nécessité y a-t-il donc pour nous de lui exposer nos besoins, spirituels ou matériels ?  - Pouvons-nous, par nos prières, changer quelque chose aux desseins de Dieu ?

eux qui posent de telles questions montrent par là même qu'ils ignorent ce qu'est la prière. Sinon, ils sauraient que prier ce n'est pas simplement mendier auprès de Dieu. La prière n'est pas un acte de mendicité pour les besoins de notre vie.

Prier c'est obtenir Dieu lui-même, Celui qui donne la vie.
Lorsque vous posséderez cette source de vie et serez ainsi unis à lui, vous aurez la vie et, dès lors, il pourvoira lui-même à tous vos besoins. Aux hommes vains, mauvais, Dieu, dans son amour, accorde les choses de ce monde, celles-là seules: ils ne peuvent pas avoir de besoins spirituels, puisqu'ils n'ont pas de vie spirituelle. Si même des bénédictions de cet ordre leur étaient dispensées, ils ne les apprécieraient pas et les auraient bientôt perdues.
A ceux qui sont sauvés, Dieu accorde toutes sortes de dons, mais spécialement les dons spirituels afin que, détournant leur coeur des choses visibles qui ne sont que pour un temps, ils concentrent leurs aspirations sur celles qui sont invisibles et qui durent à toujours.
En priant, ils ne changent rien aux desseins de Dieu, mais ceux qui sont de Dieu deviennent conscients de son dessein à son égard. Quand ils sont en prière, Dieu lui-même se manifeste à eux dans leur coeur et s'entretient avec eux. Lorsque son but, qui est toujours de leur faire du bien et de les bénir, leur est ainsi dévoilé, leurs doutes et leurs murmures sont éloignés pour toujours.





rier, c'est respirer l'atmosphère divine. Dieu communique son Esprit-Saint à ceux qui prient dans cette vie, afin qu'ils deviennent des " âmes vivantes ". Ils ne mourront jamais, car l'Esprit de Dieu qui pénètre dans leur être spirituel par le moyen de la prière leur donne vigueur, santé et vie éternelle.Dieu, qui est amour, leur a libéralement dispensé tout ce qui est indispensable à leur vie spirituelle et matérielle. C'est parce que, dans sa grâce, il accorde ainsi gratuitement le salut et le Saint-Esprit, que l'homme naturel n'apprécie pas ces dons, que seule la prière lui apprend à estimer réellement. C'est comme pour la chaleur, l'eau et l'air, sans lesquels il serait impossible à l'homme de vivre. Dieu les lui ayant dispensés libéralement et gratuitement, il ne réfléchit même pas à la nécessité de remercier pour ces bienfaits. Bien au contraire, il estime l'or, l'argent, les bijoux, toutes les choses qui coûtent cher, ne s'obtiennent que difficilement et qui, cependant, n'apaisent ni la faim ni la soif et ne procurent aucune satisfaction, aucun repos d'esprit. Et c'est ainsi que, dans le domaine spirituel, l'homme naturel se conduit en insensé ; mais la sagesse et la vie sont données à l'homme de prière.





e monde ressemble à un vaste océan dans lequel beaucoup enfoncent et se noient. Cependant certains poissons vivent même dans l'eau la plus profonde grâce au fait que, remontant à la surface, ils absorbent une certaine quantité d'air qu'ils savent garder intérieurement et qui leur permet de vivre au fond de la mer. Ainsi, ceux qui, remontant à la surface de l'océan de la vie aspirent, au moyen de la prière solitaire, l'atmosphère vivifiante de l'Esprit-Saint, restent forts et bien vivants dans l'océan du monde.




ien que les poissons demeurent toute leur vie dans l'eau salée de l'océan, ils ne deviennent jamais eux-mêmes du sel, parce qu'ils vivent. De même l'homme de prière qui vit dans l'océan du monde imprégné de péché, demeure pur de toute souillure; par la prière, son être spirituel se renouvelle sans cesse dans la fontaine de vie.




orsque le soleil darde ses chauds rayons sur l'eau salée de l'océan, les vapeurs qui s'en dégagent s'élèvent bientôt et se forment en nuages. Alors, changées en eau douce et rafraîchissante, elles retombent en averses bienfaisantes. En effet, lorsque les vapeurs s'élèvent, le sel et les impuretés contenues dans l'eau restent dans la mer. Ainsi, les pensées et les désirs de l'homme de prière s'élancent vers le ciel où les rayons du Soleil de justice purifient sa prière de toute trace de péché. La prière devient alors un vrai nuage qui répand du ciel sur la terre une pluie de bénédictions apportant ainsi à beaucoup un renouvellement de vie.





oute leur vie, les oiseaux aquatiques nagent dans l'eau et pourtant, lorsqu'ils se mettent à voler, leurs ailes sont parfaitement sèches.Ainsi lorsque, pour l'homme de prière qui a vécu dans le monde, l'heure vient de s'envoler vers le ciel, il est parfaitement nettoyé des taches et des souillures de cette terre de péché ; il arrive pur et sans tache au lieu de l'éternel repos.




our un navire, c'est tout à fait normal d'être dans l'eau, mais il est en danger et bien vite perdu si l'eau le pénètre et le remplit. Ainsi, pour un homme, c'est tout à fait normal d'être dans le monde et d'aider son prochain à atteindre le vrai but de la vie, mais si le monde entre en lui, pour prendre possession de son coeur, c'est la ruine et la perdition. Un homme de prière garde à jamais son coeur dans la soumission à Celui qui l'a créé de sorte que, dans ce monde aussi bien que dans le monde à venir, il demeure en paix et en sécurité.





hacun sait qu'il est impossible de vivre sans eau. Chacun sait aussi que celui qui est submergé par l'eau perd la vie: il meurt asphyxié.Il est donc nécessaire de se servir de l'eau et de boire de l'eau, mais il n'est pas nécessaire de mourir asphyxié dans cette eau.Ainsi, il est nécessaire de se servir du monde et des choses du monde, car il est difficile de vivre sans cela: Dieu a créé le monde pour que l'homme en use, mais il n'est pas nécessaire de s'y noyer. Ceux qui abandonnent la prière, cette respiration de l'âme, meurent asphyxiés.





orsque la vie spirituelle souffre à cause de l'abandon de la vie de prière, les choses du monde, créées pour être utiles à l'homme, lui deviennent une cause de souffrance et de mort. Le soleil, dont la lumière et la chaleur donnent la vie et l'accroissement à toute végétation, peut aussi la flétrir et la dessécher. L'air, qui renouvelle la santé et la vie de tous les animaux, peut aussi causer leur mort. " Veillez et priez ".





otre vie doit être telle que, vivant dans le monde, vous ne soyez pourtant pas du monde. Ainsi, ce qui est dans le monde, au lieu de vous faire du mal, vous deviendra utile en vous aidant à progresser spirituellement, à condition que votre coeur reste tourné vers le Soleil de justice.Dans beaucoup d'endroits sales et boueux, on voit s'épanouir des fleurs dont le suave parfum fait disparaître toutes les mauvaises odeurs. On y voit aussi des plantes qui, pour s'épanouir, se tournent vers le soleil afin d'en recevoir chaleur et lumière. Ainsi, la pourriture du sol, au lieu de leur nuire, agit comme un bon engrais qui aide à leur croissance. C'est ainsi que l'homme qui prie, en tournant toutes ses pensées vers moi, reçoit chaleur et lumière. il me glorifie par le témoignage de sa vie sainte et renouvelée qui dissipe les effluves malsaines du monde et dont les fruits parfumés durent en vie éternelle.





n insistant sur la prière, je ne veux pas dire que, sans elle, Dieu n'accordera aucun bienfait, ni que les hommes doivent, lorsqu'ils prient, lui exposer tous leurs besoins.Le grand avantage de la prière réside dans le fait que, par cette attitude, le coeur de l'homme se place dans les dispositions les meilleures pour recevoir le dispensateur de toute grâce et pour obtenir de lui de précieuses bénédictions. Voilà la raison pour laquelle l'effusion du Saint-Esprit fut accordée aux disciples non pas dès le premier jour, mais au bout de dix jours de préparation spirituelle. Celui qui reçoit une bénédiction sans s'y être préparé ne sait ni l'apprécier à sa valeur, ni la retenir d'une façon permanente.
Par exemple Saül, qui avait reçu et son royaume et le don du Saint-Esprit sans les avoir recherchés, les perdit au bout de peu de temps. Il avait quitté sa maison non pour obtenir le Saint-Esprit et un royaume, mais pour chercher ses ânesses perdues.





'homme de prière seul sait comment invoquer Dieu en esprit et en vérité.Bien des hommes ressemblent à la sensitive (variété de mimosas dont les feuilles se rétractent au contact) : pendant qu'ils prient, ils sont sous l'influence du Saint-Esprit et reçoivent ses enseignements.Alors, pour un peu de temps, ils se sentent humiliés et courbent la tête devant Dieu mais, dès qu'ils ont quitté le lieu où ils étaient en prière, ils redeviennent exactement ce qu'ils étaient auparavant.





i l'on néglige de soigner un arbre qui produit de belles fleurs et de bons fruits, il perd bien vite ses excellentes qualités pour redevenir une plante sauvage.De même, le croyant qui délaisse la prière, néglige sa vie spirituelle et cesse de demeurer en moi, ne sera plus en état de recevoir des bénédictions, retombera dans son ancienne vie de péché et sera perdu.




n regardant un héron qui se tient pensif sur le bord d'un lac ou d'un étang, nous pourrions nous imaginer qu'il songe à l'excellence de cette eau qui purifie et désaltère, ou encore, nous pourrions comparer son attitude à celle de quelqu'un en train de méditer sur la puissance et la gloire de Dieu.Nous savons bien pourtant que ses pensées sont tournées d'un côté tout différent et que, des heures durant, il veille pour attraper une grenouille ou quelque petit poisson et les avaler. C'est exactement ainsi qu'une masse de gens s'adonnent à la prière et à la méditation. Tout en se tenant au bord de l'océan divin, ils n'accordent pas une pensée à la puissance et à l'amour de Dieu, à son Esprit qui peut les nettoyer et les purifier du péché, non plus qu'à sa nature divine qui seule peut satisfaire leur âme.
Ils sont absorbés par l'unique préoccupation de savoir comment obtenir la chose qu'ils désirent et qui peut les aider à jouir des plaisirs passagers de ce monde. Ils détournent leurs regards de la source du vrai repos pour les diriger vers les choses passagères de ce monde et périr avec elles.





'eau et le pétrole qui sortent tous deux du sein de la terre se ressemblent à première vue. Cependant leurs caractéristiques et leurs effets sont absolument différents;c'est ainsi que l'eau éteint le feu tandis que le pétrole l'anime. De même, le monde et ses vanités, le coeur et sa soif des choses divines, sont les créations du même Dieu. Eh bien! le coeur qui s'efforce de trouver à se satisfaire dans la richesse et la gloire de ce monde arrive au même résultat que celui qui, pour éteindre un incendie y jetterait du pétrole. Le coeur ne peut avoir de repos et ne peut être satisfait que par Celui qui, après l'avoir créé, a mis en lui cette aspiration, cette soif des choses divines.
C'est pourquoi, à quiconque viendra à moi je donnerai de l'eau de la vie, afin qu'il n'aie plus soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source qui jaillira jusqu'en vie éternelle.





'est en vain que les hommes s'efforcent de trouver la paix dans le monde et par les choses du monde. L'expérience prouve qu'on n'y trouve ni paix véritable, ni satisfaction. Ces gens-là ressemblent à un garçon qui se mit à peler un oignon, enlevant couche après couche dans l'espoir de trouver au centre une amande.De telles espérances sont vaines et mensongères ; on ne trouve dans le monde que pelure sur pelure, comme pour l'oignon. Ce monde et tout ce qu'il contient ne sera finalement que vanité des vanités pour l'homme, jusqu'à ce qu'il découvre la source de toute vérité et de toute vie.



e monde est semblable à un mirage que celui qui cherche la vérité s'efforce d'atteindre, croyant y trouver l'eau de la vie pour son âme assoiffée. Il n'y trouve finalement que désappointement et désespérance.L'eau de la vie ne se trouvera jamais dans des citernes crevassées ou des étangs artificiels. Ceux-là seuls qui se tiennent en ma présence dans un sincère esprit de prière la trouveront en abondance auprès de moi qui suis la source de l'eau vive. Ils obtiendront satisfaction et vie éternelle.




ne femme parcourait un jour la montagne en portant un petit enfant dans ses bras. L'enfant aperçut une belle fleur au bord du chemin et, pour la saisir, il fit un bond tel que, échappant aux bras de sa mère, il tomba sur une grosse pierre où il se brisa la tête ; il mourut sur le coup. Il est évident que l'enfant était en sûreté dans les bras et tout près du coeur de sa mère qui l'aimait et le nourrissait. C'est l'attraction exercée sur lui par les fleurs du bord du chemin qui lui fit perdre la vie. Il en est de même pour le croyant dont la vie n'est pas ancrée dans la prière. S'il n'apprend pas à connaître ma sollicitude et mon amour, qui dépassent de beaucoup ceux d'une mère, c'est qu'il ne l'aura pas voulu. S'il méprise le lait spirituel que je veux lui donner pour sa nourriture jusqu'en vie éternelle et que, fasciné par les choses temporaires mais visibles du monde, il s'arrache de mes bras et perd la vie, il en sera seul responsable.





e lait de la mère ne jaillit dans la bouche de l'enfant que lorsque celui-ci se donne la peine de le prendre. De la même manière, mes enfants n'obtiendront pas le lait spirituel et la nourriture qui donne la vie tant qu'ils ne les saisiront pas au moyen de la prière. Il n'est pas du tout nécessaire que l'enfant commence par comprendre ce qu'est le lait de sa mère. Il sait bien, sans cela et tout naturellement, de lui-même, comment il doit faire pour se nourrir de ce lait. Ainsi, ceux qui sont nés de l'esprit apprennent d'eux-mêmes, grâce à leur intelligence des choses spirituelles et sans avoir besoin d'une instruction spéciale ou de la philosophie de ce monde, comment ils doivent prier, comment ils doivent recevoir de moi le lait spirituel de la vie éternelle.





'ai créé en l'homme aussi bien la faim et la soif du corps que celle de l'âme. C'est afin qu'il n'aille pas s'imaginer, dans son insouciance, qu'il est Dieu. Il faut que, jour après jour, il reconnaisse qu'il n'est qu'une créature aux besoins toujours renouvelés, une créature qui dépend pour sa propre vie, de la vie et de l'existence d'un Autre, qui l'a créée. Ainsi, conscient de ses propres déficits et de ses besoins, il peut demeurer en moi et moi en lui. Cela se fait par la prière, la foi et la vie spirituelle, en sorte que mon enfant soit à jamais heureux en moi.





rier, c'est entrer en conversation avec moi, vivre dans ma communion et demeurer en moi, pour devenir semblable à moi. Il existe une sorte d'insecte qui se nourrit d'herbe et de feuilles, vit dans la verdure et en prend la couleur.L'ours polaire vit dans la neige et son pelage en a la blancheur. Le tigre du Bengale adopte dans son aspect celui des roseaux et des hautes herbes qui couvrent les lieux qu'il habite. Ainsi ceux qui vivent dans une atmosphère de prière et de grâce spirituelle, en communion avec moi, comme les anges et les saints, obtiennent une nature pareille à la mienne.





e jour où, pour un peu de temps, je révélai quelque chose de ma gloire à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne, Moïse et Elie, seuls de tous les saints leur apparurent durant un court instant.Les apôtres furent néanmoins tellement émus par la radieuse beauté de cet avant-goût béni du ciel, qu'ils se déclarèrent prêts à élever trois tentes pour rester là.Que sera-ce, lorsqu'ils entreront dans la pleine gloire de la vie éternelle, avec la multitude des saints et des anges ? Quel bonheur merveilleux, sans aucune crainte désormais de le voir s'évanouir! Les hommes de prière ne sont jamais abandonnés à eux-mêmes, car je suis toujours avec eux.





e n'est pas une chose bien extraordinaire que d'être capable de s'asservir des bêtes féroces ou de commander à la lumière, au tonnerre comme au vent et aux autres éléments. C'en est une infiniment plus grande et un devoir plus nécessaire d'asservir Satan, aussi bien que sa propre nature et ses passions. A ceux qui vivent la vie de prière, j'accorde la grâce de fouler aux pieds toute la puissance de l'ennemi. Même pendant qu'ils sont encore dans le monde, ils demeurent en moi et vivent en quelque sorte déjà dans les lieux célestes.Satan est dans les lieux inférieurs : s'ils sont dans les lieux célestes où il ne peut les atteindre, ils sont parfaitement à l'abri, en moi. Les hommes qui commandent aux puissances de la nature n'exercent leur action que dans l'air et sur la terre, alors que les hommes de prière sont victorieux de Satan, du monde et d'eux-mêmes, car leur force est divine.





'homme qui prie trouve joie et bénédiction dans les choses créées par Dieu, sans les gâter en aucune manière, de même que l'abeille suce les fleurs et en recueille le suc sans nuire à leur parfum et à leurs couleurs.Et comme le miel est composé du suc de toute sorte de fleurs, que l'abeille butine dans toutes les directions pour l'apporter ensuite à sa ruche, les sentiments et les pensées de l'homme de prière lui viennent de toute la création.C'est ainsi que, en communion avec son Créateur, il amasse dans son coeur le vrai miel de la grâce et vit avec lui dans une sécurité complète. Partout alors, dans n'importe quelles circonstances, il trouve sa joie dans l'amour, ce miel si doux du Seigneur.





'est aujourd'hui qu'il faut amasser, au moyen de la prière, dans l'urne de votre coeur, l'huile du Saint-Esprit, comme le firent les cinq vierges sages, sinon il n'y aura que larmes et désespoir, comme pour les cinq vierges folles.C'est aujourd'hui qu'il faut recueillir la manne pour le vrai sabbat, sans quoi il n'y aura que douleurs et malédiction. Priez donc pour que votre fuite n'arrive pas en hiver ce qui signifie dans un moment de grande détresse comme la mort ou le dernier jour, et pour qu'elle n'arrive pas non plus un jour de sabbat, car l'occasion de saisir la grâce ne vous serait ainsi plus offerte.




ous l'influence du climat, la forme, l'apparence, la couleur et le caractère même se modifient. Ceux qui vivent dans l'atmosphère céleste, en communion avec moi, voient leur forme, leur apparence, leurs dispositions spirituelles se transformer et leur nature spirituelle devenir éternellement glorieuse, à ma ressemblance.Du même doigt avec lequel je traçai le décret qui signifiait à Belschatzar son jugement et sa condamnation, j'ai écrit sur la terre le péché secret des hommes qui, pour faire condamner la femme adultère, l'accablaient de leurs accusations. Tous aussitôt s'en allèrent, honteux et confondus, l'un après l'autre.
Du même doigt aujourd'hui, dans le secret, je montre à mes serviteurs leur péché et leurs blessures et, s'ils se repentent sincèrement, je les touche de ce doigt et les guéris. Et toujours de ce même doigt, comme un père dont l'enfant saisit la main pour qu'il l'aide à marcher, je conduis mes enfants de ce monde à la demeure du repos éternel.





a prière rend possible ce qui est impossible à l'homme. Celui-ci voit s'accomplir dans sa propre vie des miracles que les scientifiques déclarent contraires au bon sens et aux lois de la nature. Leur bon sens et leur connaissance de ces lois sont tellement limités que c'est presque comme s'ils n'existaient pas. Ils ne comprennent pas que celui qui a donné à chaque chose sa nature et sa loi ne peut pas être lui-même enchaîné par ses propres restrictions. Ce parfait législateur a élaboré des lois complexes et secrètes, dans le but d'assurer bénédiction et prospérité à toutes ses créatures. L'homme, être infirme, est incapable de comprendre ces choses, car ce n'est que spirituellement qu'on peut en juger. Le plus grand des miracles, c'est la nouvelle naissance. Pour quiconque a fait l'expérience de ce miracle dans sa propre vie, tous les autres miracles deviennent possibles.
Celui qui n'est pas né de nouveau voit partout des impossibilités. Dans les pays froids, c'est une chose toute naturelle que de voir l'eau se congeler, si bien que la rivière continue à couler sous une couche de glace assez épaisse pour qu'on puisse la traverser sans courir aucun risque.
Essayez de parler de ce pont, fait par l'eau elle-même, à des habitants de pays très chauds qui n'ont jamais vu de glace, ils vous répliqueront que votre assertion est contraire au bon sens et aux lois de la nature. Il en est ainsi de la différence entre ceux qui, nés de nouveau, vivent spirituellement au moyen de la prière en considérant sans cesse l'oeuvre magnifique du Seigneur et ceux qui ne vivent que pour le monde, parfaitement ignorants de toute vie de l'esprit.





eaucoup prient le Père en mon nom, mais sans demeurer en moi. Ils ont bien mon nom dans la bouche et sur les lèvres, mais non dans leur coeur et leur vie.C'est pour cela qu'ils ne reçoivent pas ce qu'ils demandent car, lorsqu'ils demeurent en moi et moi en eux, je leur donne ce qu'ils ont demandé. C'est que, alors, conduits par le Saint-Esprit, ils ne demandent que des choses qui peuvent être à la gloire du Père, pour leur bien et celui de leurs semblables.Autrement, ils recevront du Père la réponse que fit à un mauvais fils un magistrat que le père du jeune homme avait servi avec courage et fidélité. Le fils avait, en se recommandant du nom de son père, demandé au magistrat d'être favorisé dans l'octroi d'un emploi.
Le magistrat, qui était au courant de sa mauvaise conduite et de ses méchantes actions, lui intima l'ordre de cesser de se recommander du nom de son père, tout en lui conseillant de chercher plutôt à imiter l'exemple de ce père afin de devenir semblable à lui; d'imiter la noblesse de sa vie au lieu d'avoir son nom sur les lèvres. Alors seulement, présentant sa requête en son propre nom, il pourrait être écouté.





uiconque désire, en réponse à ses prières, recevoir de Dieu vie et bénédiction, doit croire et obéir sans demander pourquoi.L'homme à la main sèche qui vint un jour à moi obéit immédiatement lorsque je lui ordonnai d'étendre la main et sa main sèche devint aussi saine que l'autre. Supposez que, sans obéir et sans croire, il ait commencé par discuter mon ordre en disant: - Comment pourrais-je étendre ma main malade? Si je le pouvais, serais-je venu à toi ? Guéris ma main et je l'étendrai ensuite! - Cette argumentation aurait paru tout à fait raisonnable à ceux qui nous entouraient, mais sa main sèche n'aurait pas été guérie.
Ainsi, celui qui prie doit être prêt à obéir en étendant vers moi ses mains, quelque faibles et sèches qu'elles puissent être. A cette condition, je pourrai lui accorder vie et bénédiction. Il les recevra dans la mesure de ses besoins.







Qestion 5. Seigneur , à quoi sert ton sacrifice expiatoire ?
A la question du Sadhou, le Christ répond par des paraboles.Question du disciple:Seigneur, de nos jours certains penseurs considèrent comme sans valeur et insoutenable la notion du salut obtenu par ton sang et ton sacrifice expiatoire. Ils affirment que Christ n'est qu'un grand prédicateur, un exemple pour notre vie spirituelle et disent que le salut et la joie éternelle dépendent de nos efforts et de nos bonnes oeuvres.
appelle-toi que les choses spirituelles et la religion ont plus à faire avec le coeur qu'avec le cerveau. Le coeur est le temple de Dieu et quand ce coeur est rempli de la présence de Dieu, le cerveau aussi en est illuminé. Le cerveau et les yeux de l'intelligence sont aussi inutiles, sans la vraie lumière, que les yeux du corps ne le sont sans la lumière du jour. Dans l'obscurité, on prend souvent un serpent pour une corde ou une corde pour un serpent. C'est ainsi que les penseurs du monde égarent les âmes simples par une interprétation perverse des réalités spirituelles.Pour séduire Eve, Satan ne se servit pas d'une brebis ou d'une colombe, mais bien d'un serpent, le plus subtil de tous les animaux. Il se servit de cette subtilité comme d'une arme affilée. En ces temps-ci, Satan trouve dans l'esprit et la science des sages comme dans l'intelligence des savants, des outils bien aiguisés pour séduire et ruiner les croyants. Et il sait s'en servir.L'intelligence seule ne suffit pas; il faut encore l'innocence de la colombe. C'est pourquoi j'ai dit :- Soyez prudents comme des serpents et simples comme des colombes. (Mt 10 :16)





a croix et l'expiation ont le même effet pour ceux qui croient que le serpent d'airain pour les Israélites malades de la morsure des serpents. (Nombres 21 :9) Quiconque le regardait avec foi était sauvé. Les uns, qui ne le considéraient que comme un morceau d'airain, au lieu de croire, se mettaient à argumenter, disant : - "Qu'y a-t-il donc dans ce morceau d'airain ? Le contempler est pure folie. Si Moise commençait par nous donner un antidote, un remède ou une médecine capable de nous guérir de la morsure empoisonnée des serpents, alors il vaudrait la peine de croire. Mais quel pouvoir contre le poison pourrait-il bien y avoir dans cette perche ?"
Tous ceux qui raisonnèrent ainsi moururent. Les hommes qui, de nos jours, refusent de croire aux moyens de salut offerts par Dieu, seront perdus et mourront empoisonnés par leur propre péché.





n jeune homme tomba dans un précipice et se blessa si grièvement que, ayant perdu beaucoup de sang, il était en danger de mort. Son père le conduisit à un docteur qui dit : - La vie est dans le sang. Ce jeune homme a perdu tellement de sang qu'il ne vivra que si quelqu'un consent à donner son propre sang, sa propre vie pour lui. Faute de quoi, il mouffa d'ici à peu de temps... Le père s'offrit immédiatement et son sang infusé dans les veines du fils, lui rendit la vie.
Ainsi l'homme, tombé du roc de la sainteté, a été blessé par son propre péché et se trouve en danger de mort, ayant perdu la vie intérieure de l'esprit. A ceux qui se repentent et croient en moi, je donne mon propre sang, afin qu'échappant à la destruction, ils obtiennent la vie étemelle. C'est dans ce but que je suis venu sur la terre, afin qu'ils aient la vie, qu'ils l'aient avec abondance et puissent vivre à jamais. (Jn 3 :14,15).





ar des paroles enjôleuses et des appâts trompeurs, Satan attire les hommes et les engloutit, exactement comme un serpent, par son regard fascinateur, attire les oiseaux qu'il convoite. Ceux qui croient en moi sont sauvés de la fascination de ce vieux serpent et de l'attraction de ce monde. Comme l'oiseau, en dépit de la forte attraction de la terre et malgré les lois de la gravitation, s'envole en liberté dans l'air pur, ainsi le croyant, attiré par mon amour et s'envolant sur les ailes de la prière, arrive au port en sûreté et y goûte la joie éternelle.




a vie de beaucoup d'hommes est en danger comme celle de ce chasseur qui, se trouvant dans la forêt, au bord d'une rivière, vit un rayon de miel dans un arbre et monta aussitôt dans l'arbre pour manger le miel. Il ne se doutait pas qu'à ce moment sa vie était menacée de trois côtés à la fois et qu'il était vraiment dans les griffes de la mort. Sous l'arbre, dans la rivière, un alligator attendait, la gueule ouverte, le moment de l'avaler; derrière lui, des loups étaient aux aguets dans la forêt ; enfin, les racines même de l'arbre étaient toutes rongées par les vers. Qu'arriva-t-il ? L'arbre déraciné tomba dans la rivière et le chasseur devint la proie de l'alligator. De même, attaché à ce corps mortel, l'esprit goûte pour un peu de temps la saveur trompeuse du péché. Il se tient, indifférent et léger, dans cette dangereuse forêt du monde où Satan rôde, cherchant à le faire périr. Il ne se doute pas que l'enfer attend le moment de l'engloutir, ni que les vers invisibles et subtils du péché ont déjà rongé les racines de sa vie, si bien que son âme y tombera et en sera la victime pour toujours. Au contraire, celui qui vient à moi sera sauvé du péché, de Satan et de l'enfer. Je lui donnerai la vie éternelle que nul ne pourra lui ravir.





voir obtenu le pardon de son péché n'est pas le salut complet. La plénitude du salut, c'est l'entière délivrance du péché. Celui qui a obtenu le pardon de ses péchés peut néanmoins mourir de son péché. Un homme, depuis longtemps malade, avait fini par avoir le cerveau détraqué, si bien qu'un jour il attaqua et tua un de ses amis. Condamné à être pendu, il fut grâcié à la requête de sa famille qui prouva au juge que seule sa folie était la cause de ce meurtre. Et voilà que, avant que ses parents aient pu aller lui annoncer la bonne nouvelle du pardon, on vint leur dire qu'il était mort des suites de sa maladie mentale, celle même qui l'avait rendu meurtrier.Demandez-vous donc quel était maintenant l'avantage du pardon accordé à cet homme ? Sa seule sécurité était dans la guérison de son mal ; alors il aurait pu se réjouir pleinement du pardon reçu. Je suis venu en chair précisément pour être le rédempteur de tous ceux qui se repentent et croient, en les défivrant à la fois de la cause et de l'effet du péché, de la maladie, du châtiment et de la mort. Ceux-là ne mourront pas dans leur péché, car je les en délivre. Ils surmontent la mort et héritent la vie éternelle.





rétendre qu'un homme peut obtenir le salut par ses propres efforts et ses bonnes oeuvres, c'est un non-sens. Ceux qui gouvernent le monde et les professeurs de morale disent : - Devenez bons en faisant le bien. Mais moi je vous dis :
- Soyez bons vous-mêmes avant de faire le bien, alors vous accomplirez spontanément de bonnes oeuvres, parce que votre vie aura été renouvelée et sera devenue bonne.
Seul un insensé pourrait prétendre que les fruits amers d'un arbre sauvage deviendront bons pourvu que cet arbre continue pendant assez longtemps à en produire. La vérité, c'est qu'un arbre sauvage ne donnera de bons fruits qu'à la condition d'être greffé avec un bon arbre; ainsi, ce qu'il y a en lui d'amer mourra peu à peu, à mesure que la vie du bon arbre pénétrera en lui et ses fruits changeront de saveur. C'est ce que nous appelons une nouvelle création. De bonnes oeuvres sont alors le fruit de cette vie nouvelle née du salut, et ce fruit demeure éternellement.





eaucoup savent par leur propre expérience que la bonté naturelle de l'homme ne peut ni procurer la vraie paix de l'âme ni donner l'assurance de la vie éternelle ou du salut. C'était le cas du jeune homme riche qui vint m'interroger sur cette question-là. Il me demandait ce qu'il faut faire pour devenir bon et avoir la vie éternelle. Tout d'abord, il n'avait aucune idée juste de qui j'étais, de même qu'un grand nombre des hommes d'aujourd'hui, instruits selon le monde, mais pas selon Dieu. Il pensait que j'étais un de ces docteurs dont la vie ressemblait à un sépulcre blanchi et qui n'avaient pas un atome de bonté vraie à leur actif. Je lui dis donc :- Pourquoi m'interroges-tu au sujet de ce qui est bon? Il n'y a de bon que Dieu seul.
Il ne sut pas reconnaître en moi le seul bon, celui qui donne la vie et, lorsque je m'efforçai de le faire entrer dans ma communion, pour faire de lui un homme vraiment bon et lui donner la vie, il s'en alla tout triste. Une chose ressort clairement de son exemple, c'est que son obéissance aux commandements et ses efforts pour devenir bon n'ont pas suffi à combler ses besoins et à lui donner l'assurance de la vie éternelle.
Si ses bonnes oeuvres lui avaient procuré la paix, il ne serait pas venu m'interroger ou, s'il était venu néanmoins, il ne serait pas parti tout triste mais, après avoir entendu mes paroles, il s'en serait allé plein de joie. Paul, au contraire, qui me comprit parfaitement, atteignit aussitôt son but car, au lieu de devenir triste, il laissa tout et me suivit. C'est ainsi qu'à ceux qui renoncent à se confier en leur propre justice pour me suivre, je donne la vraie joie et la vie qui demeure à jamais.







Question 6. Seigneur, en quoi est-ce important de te servir ?
A la question du Sadhou, le Christ répond par des paraboles.


Question du disciple:Seigneur , quelle est la signification premièredu service ? Est-ce que nous devons servir le Créateur et ensuite, à cause de lui, ses créatures ?Dieu peut-il, en quelque manière, être aidé par le service de l'homme,ce vermisseau, à soulager la grande famille des êtres créés ? Dieu aurait-il besoin de qui que ce soit pour l'aider à garder,
à soutenir ses créatures ?
ervir, c'est l'oeuvre nécessaire de toute vie spirituelle et ce qu'appelle immédiatement l'amour vrai. Dieu, qui est amour, est sans cesse occupé à travailler dans sa propre création. Ce qu'il désire, c'est que ses créatures et tout spécialement l'homme, qu'il a créé à sa propre image, ne soient jamais inoccupés. Dieu n'a besoin de personne pour l'aider à soutenir et à encourager ses créatures.





De même qu'il a décidé que toute chose créée dépendrait de son Créateur pour sa vie et sa subsistance, de même, il prépare sans cesse tout ce qui est nécessaire et utile à la satisfaction de ses besoins, car celui qui a créé est seul capable de satisfaire pleinement les besoins de ses créatures et de combler les désirs de leurs coeurs.
La grande valeur du service c'est que, lorsqu'un homme se met au service de ses frères pour leur venir en aide, il se rend, en réalité, service à lui-même. Un jour au Tibet, un homme qui risquait de mourir par l'intensité du froid en vit un autre étendu au bord du chemin et sur le point de succomber; il l'emporta sur ses épaules et tous deux furent sauvés. Ce salut fut le résultat de l'effort accompli par le voyageur et du mouvement qui réchauffa les deux corps transis. C'est de cette manière-là que l'on se sauve soi-même en sauvant les autres. Et voilà la vraie signification du service.
Personne ne peut vivre par lui-même, sans l'aide de ses semblables. Celui qui, ayant bénéficié de l'aide de son prochain, n'est pas prêt, en retour, à soutenir les autres et à leur venir en aide du meilleur de ses forces, celui-là est un ingrat, qui n'a pas le droit de recevoir quoi que ce soit des autres.





ieu ne fera sa part que si l'homme fait la sienne. Dieu n'aidera l'homme que dans la mesure où celui-ci mettra au service de Dieu et des autres les forces et les capacités qui lui ont été confiées. Par exemple, soulever la pierre qui couvrait le tombeau de Lazare était la part de l'homme: Dieu n'avait pas besoin de démontrer sa puissance en la soulevant. Lorsque ceux qui se tenaient là eurent accompli leur part de travail, alors Dieu fit ce qui était absolument impossible aux hommes. Je rendis la vie à celui qui était mort. Après cela, le tour des hommes revint; ils eurent à débarrasser Lazare de ses liens et à le rendre à la liberté. C'est ainsi que, pour ceux qui sont morts dans leur péché, le service de mes disciples consiste à soulever les pierres, à écarter les obstacles et les difficultés qui ferment leur tombeau. Après cela, ma part, c'est de leur donner la vie. La plupart, même après avoir reçu la vie, sont encore retenus dans les liens de leur vieille nature, de leurs mauvaises habitudes.
La tâche de mes enfants consiste alors à les libérer de ces entraves. Pour pouvoir accomplir ce service, eux-mêmes doivent être prêts à toute heure, dans leur coeur et dans leur âme.




Jean 11     

n jeune homme indiscipliné quitta la maison de son père pour se joindre à une troupe de brigands et devint lui-même un brigand très cruel. Le père ordonna à ses serviteurs d'aller à la recherche de son fils pour lui dire que, s'il voulait se repentir et revenir à la maison lui, le père, était prêt à tout pardonner et à le recevoir. Tous les serviteurs refusèrent, à cause des dangers de la forêt et par crainte de ces hommes armés.Alors, le frère aîné, qui aimait le coupable d'un amour égal à celui du père, offrit d'aller lui-même porter le message du pardon. Dès qu'il eut quitté son père pour entrer dans la forêt, les brigands se jetèrent sur lui et le blessèrent grièvement.
Son jeune frère était parmi eux. Lorsqu'il découvrit que le malheureux voyageur était son frère aîné, il se frappa la poitrine et se lamenta à haute voix. Alors, le blessé délivra le message de pardon dont le père l'avait chargé et ajouta:
- C'est assez maintenant ; le but de ma vie est réalisé et l'objet de mon amour est atteint.
Ayant ainsi parlé, il expira. L'impression produite sur le jeune homme par le sacrifice de son frère fut si profonde qu'il se repentit, retouma chez son père et changea entièrement de vie.
N'est-il pas juste aussi que mes enfants soient disposés à donner leur vie en sacrifice, pour délivrer mon message de pardon et de vie à leurs frères qui vivent dans le péché, de même que moi aussi j'ai donné ma vie pour leur salut ?





es enfants sont le sel de ce monde. Pour que le sel puisse communiquer sa saveur aux aliments, il faut qu'il fonde. De même il faut que mes enfants se laissent pénétrer par le feu du Saint-Esprit et de l'amour et s'offrent eux-mêmes, avant qu'une seule âme puisse être pénétrée par leur exemple et sauvée pour la vie éternelle. De même que, pour votre salut, j'ai donné ma vie sur la croix, afin de pouvoir sauver des vies, (car le prix de la vie c'est la vie), de même le devoir pressant de mes enfants c'est de donner leur vie pour en attirer d'autres et les sauver par l'exemple de leur vie divine.



Matthieu 5.13     

a conduite qui est employée à diriger et conduire la source d'eau, étant toujours plongée dans l'eau pure, reste pure également. Ceux quisont employés par le Saint-Esprit à communiquer à d'autres l'eau de la vie, demeurent eux-mêmes purs et saints et héritent du Royaume de Dieu.




i vraiment vous êtes mes disciples, les fruits du service et de l'amour abonderont dans votre vie. Si vous êtes persécutés et méprisés ; si même on vous lapide avec les pierres du reproche et de l'injure, priez pour le salut de ceux qui vous outragent et, au lieu de pierres, donnez-leur à goûter du fruit de votre amour. Les méchants garçons, lorsqu'ils voient un arbre couvert de beaux fruits bien mûrs, lui lancent des pierres et l'arbre, sans se plaindre, au lieu de pierres laisse tomber ses fruits à leurs pieds ; il n'a pas de pierres pour se venger. Il donne, sans demander pourquoi, les biens que Dieu lui a confiés.Ne vous découragez pas lorsque vous êtes maltraités, car le fait même d'être couverts des pierres de la calomnie constitue la meilleure preuve des fruits portés par votre vie. Ces actions même qui témoignent du dépit et de la méchanceté des hommes, sont une manifestation de la gloire de notre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez jamais qu'il manque quelque chose à la gloire de Dieu ou que l'homme doive suppléer à une insuffisance quelconque de cette gloire. Son amour n'aspire qu'à relever l'homme, créature indigne, de son état de chute pour l'élever à l'état glorieux de créature divine.
C'est comme si Dieu donnait la gloire non plus à lui-même, mais à l'homme, après l'avoir purifié et sanctifié. C'est ainsi que sont manifestées la gloire et la perfection de son amour.




Jean 15.8     

eaucoup se laissent arrêter par la contemplation de leur propre faiblesse. Ils ne savent pas que ma force s'accomplit dans la faiblesse, et ressemblent à ces malades qui, même après avoir recouvré la santé et pris de la nourriture fortifiante, restent faibles par manque d'exercice et de travail. C'est pourquoi ceux qui se sentent faibles doivent se confier absolument en moi, puis aller et sauver les pécheurs de la mort.


2 Corinthiens 12.9     

eux qui, par l'effort de leur service et en renonçant à beaucoup de péchés sont devenus saints en moi, je donnerai une gloire telle qu'ils brilleront au premier rang, comme des étoiles puis comme le soleil, rendus parfaits dans le Royaume de mon Père.Les étoiles se cachent et disparaissent lorsque se lève le soleil de justice, mais le Père veut que ses enfants soient parfaits comme lui, dans une gloire éternelle afin que, rendus ainsi glorieux, ils puissent briller avec lui à jamais, heureux et se réjouissant dans son amour immense et infini.



Matthieu 5.48     

lus d'une créature inférieure, comme le ver luisant avec sa lumière tremblotante, et plus d'une plante infime illumine la sombre forêt, selon sa nature et ses capacités. Il existe aussi de tout petits poissons qui, doués d'une certaine luminosité, en guident d'autres dans les eaux profondes de l'océan, leur permettant d'échapper à leurs ennemis. A combien plus forte raison mes enfants, qui sont la lumière du monde devraient-ils, grâce à la divine clarté qui les illumine du ciel, guider dans le droit chemin ceux qui, dans les ténèbres, deviennent la proie de Satan.
Et quel ne devrait pas être leur esprit de sacrifice s'ils veulent en sauver d'autres de la mort !





'ils n'emploient pas ces dons divins au service de Dieu et de ses créatures, ils courent le risque de les perdre pour toujours. Voyez ce qui arrive à certains poissons qui vivent dans des eaux très profondes et à certains ermites du Tibet qui passent leur vie dans des retraites obscures: ils finissent par devenir aveugles. L'autruche aussi, qui ne se sert pas de ses ailes, perd la faculté de voler. Ne négligez donc pas les dons et les talents qui vous sont confiés mais employez-les avec zèle et alors, glorieusement, vous entrerez dans la joie de votre Seigneur.





ien souvent, j'emploie pour mon service ceux qui, humainement, sont petits et méprisables, surtout lorsqu'il s'agit de grandes entreprises, grâce auxquelles beaucoup doivent trouver salut et bénédiction. C'est que ces petits, au lieu de se prévaloir de leurs aptitudes ou de se confier dans leur sagesse, ont pleine conscience de leur faiblesse et de leur incapacité. Ils mettent en moi toute leur espérance et leur foi, donnant, pour mon service et pour le service de leurs frères, tout ce dont ils disposent, sans hésiter et sans rien demander.




uand, par exemple, je nourris au désert cinq mille hommes plus les femmes et les enfants, au moyen de cinq pains et deux poissons, rappelez-vous qu'à cette occasion je ne reçus aucun secours de mes disciples. Ils étaient tout perplexes et ne songeaient qu'à renvoyer au plus vite cette foule affàmée. la bénédiction fut dispensée par le moyen d'un jeune garçon qui souhaitait ardemment entendre ma parole.Pour que cela lui soit possible, sa mère, une pauvre femme, l'avait approvisionné de quelques pains et poissons secs qui devaient le nourrir pendant trois à quatre jours.
Lorsque les apôtres firent la quête pour savoir qui avait des provisions, ce brave enfant, dans son obéissance et sa fidélité, mit à leurs pieds tout ce qui lui restait: cinq pains et deux poissons, alors que d'autres gens plus riches avaient avec eux de bien meilleures choses, mais n'étaient pas disposés à partager.
Pour finir, les cinq pains d'orge et les deux poissons de ce garçon inconnu devinrent, avec ma bénédiction, la meilleure des nourritures pour toute cette foule.





l y a aussi bien des gens qui sont tellement ingrats que, quelque grande que soit la bénédiction qu'ils ont reçue et quelle que soit la faveur que je leur ai témoignée, même au moyen d'un miracle, ils oublient toutes ces bontés et restent ingrats. Ces gens-là ne pourront jamais être utiles pour le service et le bien de leurs semblables. Ils ressemblent à l'aveugle-né qui, après avoir été privé de la vue pendant si longtemps et avoir été ensuite guéri par moi, ne savait ni se montrer reconnaissant ni croire en moi; il ignorait même mon nom. Aucun secours ne peut être attendu de gens pareils, mais seulement de ceux qui, comme la pauvre veuve, sont prêts à donner tout ce qu'ils ont pour vivre.



Jean 9 :12-35 ; Luc 21 :2-4      

oyez prêts constamment à donner même votre vie dans le service, à l'exemple de ce fidèle soldat qui, malgré la neige qui tombait et le froid pénétrant, resta debout à son poste de sentinelle. Il resta, même alors que le reste de la garde allait se chauffer auprès du feu, et il mourut gelé, mais à son poste, ferme comme une statue. Lorsque le roi vint et qu'il vit le corps sans vie resté debout, fixe et rigide, il enleva sa couronne et la posa pendant quelques instants sur le front du soldat mort, en disant :- Des serviteurs fidèles comme celui-là sont la gloire de ma couronne et brillent comme des étoiles. Si cet homme avait survécu, je l'aurais placé à la tête de mon royaume.
Voilà la fidélité que devraient montrer mes serviteurs dans les différents postes que je leur confie. Qu'eux aussi travaillent bravement et fidèlement et je leur donnerai la couronne, non pour quelques jours seulement, mais pour la vie éternelle.





eaucoup, par leur négligence, perdent la récompense éternelle qui leur a été promise ; ils ne mettent pas à profit le temps précieux qui leur est confié pour le service.Maintenant encore, il est temps pour eux de se réveiller et de faire un meilleur usage des jours qui leur restent.Ils sont comme ce chasseur qui, errant dans la forêt près d'une rivière, trouva plusieurs pierres précieuses sans en connaître la valeur. Il se mit à les jeter, avec sa fronde, aux oiseaux perchés sur les arbres voisins et toutes tombèrent ainsi dans la rivière à l'exception d'une seule, qu'il garda et montra à un joaillier dans une ville voisine.
Le joaillier apprit alors à cet insensé que sa pierre était en réalité un diamant de grand prix qu'il pourrait vendre des milliers de francs.
Le chasseur, en entendant cela, se frappa la poitrine et s'écria :
- Hélas, qu'ai-je fait ! Pour chasser des oiseaux d'un arbre, j'ai perdu dans la rivière tant de diamants précieux, faute d'en connaître la valeur. J'aurais pu devenir millionnaire ! Enfin, j'en ai gardé au moins un. C'est toujours quelque chose...
Chacune de vos journées est aussi un diamant précieux et vous en avez perdu beaucoup dans la rivière d'une existence vaine. Emparez-vous de ce qui reste et faites-en un usage utile; vous gagnerez encore ainsi des richesses spirituelles.







"Question 7. Seigneur, pourquoi la Croix et la Souffrance ?
A la question du Sadhou, le Christ répond par des paraboles.Le disciple: Seigneur, que signifie la croix ? Pourquoi y a-t-il tant de souffrance et de maux dans le monde ?
a croix est la clef du ciel. Les cieux s'ouvrirent au moment où, par le baptême et par amour pour les pécheurs, je pris sur moi la malédiction de la croix. Et le ciel, fermé jusqu'alors à cause du péché, est resté ouvert pour les croyants, grâce aux trente-trois ans et demi durant lesquels j'ai porté ma croix et grâce à ma mort sur le Calvaire. Désormais, le croyant, qui prend sa croix et me suit, entre sans retard dans le ciel. Il reçoit la grâce d'une joie sans fin, que le monde ne peut concevoir, car le ciel est fermé pour les incrédules. Tout ce que peut espérer un incrédule, c'est de voir la joie remplacer un jour la souffrance et encore n'ose-t-il pas espérer une joie parfaite. Quant à moi, j'accorde à mes enfants la joie dans la souffrance et, plus tard, une joie parfaite avec le repos éternel. La croix porte ceux qui la portent et les conduit au ciel pour l'éternité.


a souffrance provient de l'état de désordre et de perversion dans lequel vit l'homme naturel, de même que la chaleur fait du mal aux habitants des contrées froides, tandis que le froid ne convient pas à ceux des pays chauds. Le froid et le chaud dépendent de la position respective de la terre et du soleil, et l'homme, selon l'usage qu'il fait de sa libre volonté, crée un état d'harmonie ou de désaccord avec Dieu. Les commandements de Dieu ont en vue la santé spirituelle et le vrai bonheur de la créature. Se rebeller contre eux, c'est rendre son âme malade, triste et languissante. Le Seigneur, plutôt que de supprimer les causes de ce désaccord et de cette hostilité, a préféré les transformer en quelque chose de meilleur. Il se sert des conditions pénibles de l'existence pour faire sentir au coeur de l'homme qu'il n'a pas été créé seulement pour cette terre, qui n'est qu'un pays étranger, mais qui le prépare à habiter la demeure éternelle. L'homme est ainsi constamment gardé dans la vigilance par la pression des afflictions de ce monde, de crainte que sa négligence et son coeur assoupi ne lui fassent oublier les réalités éternelles et qu'il ne soit anéanti en même temps que sa demeure terrestre. C'est encore afin que, dans la communion avec son Créateur, délivré des maux et des souffrances de cette courte vie, l'homme puisse entrer pour toujours dans la joie et le bonheur parfaits du ciel.



a souffrance et l'affliction paraissent bien amères, souvent même empoisonnées; mais souvent aussi, pour guérir un malade d'un empoisonnement, il est nécessaire d'employer du poison. C'est ainsi que, par la voie de la souffrance et par le moyen de l'affliction qui semblent bien amères, je dispense la santé de l'âme et la force à mes fidèles disciples. Dès qu'une santé parfaite a été ainsi obtenue, je mets fin à la souffrance, car je ne prends pas plaisir à l'affliction. Mon seul but c'est le bonheur éternel de mes créatures.Lamentations 3.31-33




'ébranlement produit par un tremblement de terre fait parfois jaillir d'un sol desséché des sources d'eau bienfaisantes qui arrosent et fertilisent des terres jusqu'alors arides et incultes. De même, l'ébranlement produit par une grande souffrance fait jaillir en l'homme des fontaines d'eau vive. Dès lors, au lieu du murmure, c'est la joie et la reconnaissance qui jaillissent de son coeur. Psaume 119.67-79



our que l'air, en pénétrant dans ses poumons, les dilate et le fasse vivre, il est indispensable que l'enfant nouveau-né pleure et crie. S'il ne le fait pas spontanément, il faut bien le frapper pour l'y obliger. Dans mon amour immense pour mes enfants, je suis parfois obligé de les frapper par la souffrance et le trouble. Si je les force ainsi à pleurer et à crier, c'est afin que leur être spirituel se dilatant, et la prière qui est la respiration de l'âme devenant plus intense, ils obtiennent une vie nouvelle qui les fasse vivre à jamais.



a noix est une image de la croix: son enveloppe extérieure est très amère, mais, intérieurement, elle est remplie d'une amande savoureuse et fortifiante. La croix n'a ni beauté ni douceur apparente, mais celui qui la porte fidèlement en découvre le caractère véritable. Il y trouve un fruit de paix d'une saveur délicieuse.



n venant sous la forme d'un homme, j'endurai la croix pour le salut de l'humanité, et cela non pas seulement pendant six heures au jour de ma mort ou pendant les trois ans et demi de mon ministère, mais bien durant trente-trois ans et demi, et cela afin que les hommes puissent être sauvés de la douleur et de l'amertume de la mort.




aintenant, je porte et je partage la croix et les souffrances de tous ceux qui sont en moi et demeurent en moi, bien qu'ils soient des créatures et moi le Créateur. Bien que le corps et l'esprit soient deux entités très distinctes, ils sont tellement unis entre eux qu'ils sont inséparables ; aussi, dès que le plus insignifiant des membres du corps souffre, l'esprit en a conscience. Je suis la vie et l'âme de mes enfants, qui sont mon corps et mes membres: je ressens toutes leurs peines, toutes leurs souffrances et je leur accorde secours et délivrance au temps convenable.Actes 9.4




orsque le froid a fait tomber leurs feuilles, les arbres semblent avoir perdu toute vigueur et toute vie; mais, dès le retour du printemps, de nouvelles feuilles apparaissent, bientôt suivies de fleurs charmantes qui font ensuite place à des fruits délicieux. Ainsi en est-il de ma mort sur la croix suivie de ma résurrection, et de ce qui se passe dès lors pour tous ceux qui, fidèlement, portent la croix. Ployés sous la croix, ils semblent morts et pourtant ils produisent une magnifique floraison au pénétrant parfum puis, pour la vie éternelle, un fruit glorieux qui durera à jamais.En élaguant et greffant un arbre sauvage, on fait souffrir à la fois le bon arbre et le sauvage, pour que celui-ci arrive à donner un fruit agréable et nourrissant. Ainsi, pour qu'une vie inutile et malfaisante puisse être greffée de telle sorte qu'elle devienne une vie purifiée par l'Esprit de Dieu, il est nécessaire que mes disciples commencent par endurer, à mon exemple, la souffrance de la croix, afin de devenir ensuite capables de produire un fruit agréable, démonstration de l'amour et de la gloire de Dieu.




i le monde vous raille et vous persécute, n'en soyez pas surpris ni troublés ; ce n'est pas ici, pour vous, un lieu de repos mais bien un champ de bataille. je dirai plutôt : Malheur à vous lorsque le monde dira du bien de vous, ce sera la preuve que vous avez adopté ses habitudes mauvaises et perverties. Il est, en effet, parfaitement contraire à sa nature de louer et d'aider mes enfants; il ne peut y avoir union entre la lumière et les ténèbres. Et si même parfois les gens du monde vous louent, contrairement à leurs sentiments véritables, dans l'unique but d'en imposer, il y aura là un grave danger pour vous. Votre croissance pourra être arrêtée et votre service amoindri.S'appuyer sur le monde et sur les gens du monde, c'est bâtir son fondement sur le sable car, si aujourd'hui ils vous élèvent et vous portent en triomphe, demain ils vous écraseront sur le sol de façon à ce qu'il ne reste aucune trace de vous. Ce qui est du monde est toujours incertain et fugitif. Lors de mon entrée à Jérusalem pendant la fête, tous criaient d'un seul accord: - Hosanna! Hosanna! - et, trois jours plus tard, lorsqu'ils se furent aperçus que toutes mes paroles protestaient contre leur vie égoïste et coupable, ils se tournèrent contre moi et commencèrent à crier: - Crucifie, crucifie! -Matthieu 21.9 ; Luc 23.21





i même des frères en la foi se mettent contre vous, faute de vous comprendre, et vous causent ainsi de la peine, vous devez en être reconnaissants. Rappelez-vous que Dieu lui-même, que tous les esprits célestes, les anges et les saints sont avec vous, vous aidant à accomplir votre tâche dans la justice et la fidélité, en suivant l'inspiration du Saint-Esprit.Ne perdez pas courage ! Le temps est proche où toutes vos bonnes résolutions et vos desseins d'amour pur et désintéressé seront rendus manifestes aux yeux de la création tout entière, comme aussi la gloire éternelle que vous aurez méritée par votre travail et votre service d'amour. Moi aussi, pour sauver l'humanité, j'ai dû renoncer à tout, être abandonné de tous, avant de remporter une complète victoire finale. Pourquoi vous étonner si le monde vous abandonne ? N'a-t-il pas abandonné Dieu lui-même ? C'est par de telles difficultés que vous deviendrez les vrais enfants de votre Père qui est dans les cieux.




urtout n'allez pas vous imaginer que les gens qui vivent dans le luxe et réussissent, en apparence, dans toutes les choses de cette vie soient de vrais adorateurs de Dieu. En réalité, il en est souvent autrement. Il est très possible que ces brebis qui, pendant de longues années trouvent de gras pâturages dans les lieux écartés, loin du bercail et du berger, soient continuellement en danger d'être déchirées par des bêtes sauvages, qui finiront un jour par les dévorer. Celles qui se tiennent près du bercail et tout près du berger, même si elles sont d'apparence frêle et chancelante, sont à l'abri du danger, tranquilles sous la garde du berger. Il en est souvent ainsi dans ce monde, quant aux incroyants et aux fidèles.



u premier abord, il peut paraître n'y avoir aucune différence sensible entre la vie du croyant et celle de l'incrédule et cependant, il arrive un moment où une profonde divergence, un grand changement se font voir comme, par exemple, pour le serpent et le ver à soie. Le serpent a beau changer de peau à maintes reprises, il reste toujours un serpent et sa nature ne se modifie pas. Le ver à soie, au contraire, dès qu'il se dépouille de son informe cocon, devient un élégant papillon qui s'élance dans les airs. Ainsi le croyant, dès qu'il se dépouille de son corps mortel, s'envole vers le ciel pour y demeurer à toujours avec un corps glorieux, tandis que le pécheur, après sa mort, reste et demeure un pécheur.Voyez encore le ver à soie : enfermé dans un cocon, il doit lutter, faire de grands efforts et, en quelque sorte, l'expérience de la croix ; mais ces luttes et ces souffrances ont pour but de rendre ses ailes plus fortes et de le préparer à sa vie future, en augmentant sa vigueur. Ainsi, mes enfants, dans leur lutte contre les aspirations de leur corps mortel, dans leurs combats spirituels, soupirent après la rédemption mais c'est par cette discipline de la croix que je les rends forts et leur donne une complète préparation à leur vie future.Romains 8.23





ien souvent, au milieu de ces expériences qui les crucifient et de ces luttes spirituelles, j'accorde à ceux qui m'aiment une paix réelle et merveilleuse, afin qu'ils ne se lassent pas, l'âme découragée. Par exemple, un fidèle martyr, après m'avoir rendu témoignage tant par sa vie que par ses paroles, fut un jour saisi par ses ennemis et suspendu par les pieds à un arbre élevé. Eh bien, son coeur était tellement rempli de joie et de paix, qu'au lieu d'avoir conscience de ce qu'il souffrait ou de se sentir humilié d'être dans une pareille position, il dit à ceux qui l'entouraient : - je ne suis absolument pas ébranlé ni surpris que vous me traitiez ainsi. Qu'y a-t-il à espérer de mieux du monde et de ceux qui lui appartiennent ? Ce monde est à l'envers et toutes ses oeuvres le sont aussi. Il ne peut pas supporter la vue des choses normales ; c'est pourquoi, me voyant debout, vous m'avez, pour être d'accord avec vous-mêmes, placé la tête en bas. Rappelez-vous bien, cependant, qu'en réalité je ne suis pas renversé, tel que vous vous imaginez m'avoir placé. Aux yeux de Dieu, je suis debout. Lorsque, dans une lanterne magique, le cliché est placé à l'envers, il se réflète sur l'écran redressé et du bon côté. Ainsi moi qui, aux yeux du monde, suis suspendu la tête en bas, je suis debout pour toujours devant Dieu et devant les habitants du ciel. Grâce soit à Dieu pour cette croix bénie.



our certains croyants, il est tout simple d'être persécuté, de passer par le martyre et de mourir pour l'amour de mon nom. Mais j'ai besoin aussi de témoins qui sachent vivre en mourant chaque jour et en sauvant leurs frères, grâce à leur esprit de sacrifice et de renoncement à eux-mêmes.Dans un sens, il est facile de mourir pour moi. Vivre pour moi est plus difficile, car il s'agit alors non pas de mourir une fois pour toutes, mais de mourir chaque jour de nouveau. Ceux qui sont prêts à mourir pour moi maintenant, vivront dans ma gloire à jamais et leur joie sera parfaite.Lorsque la douleur, la souffrance et la peine s'élèvent comme un brouillard dont les nuages cachent à vos yeux, pour un temps, les rayons du Soleil de justice, n'en soyez pas épouvantés. Ces nuées de souffrance finiront par répandre sur vous une abondante pluie de joie infinie et de bénédiction. Alors le Soleil de justice brillera sur vous à jamais.







Question 8. Seigneur, que sont le Ciel et l'enfer ?
A la question du Sadhou, le Christ répond par des paraboles. L'au-delàLe disciple : Seigneur, où sont le ciel et l'enferet que sont-ils ?
e ciel et l'enfer sont deux états différents dans le monde spirituel; états qui ont leur fondement dans le coeur de l'homme. C'est dans ce monde seulement qu'ils ont leur origine. L'homme, qui ne peut pas voir son propre esprit, ne peut pas voir non plus ces deux états de l'esprit. Il ne peut que constater leur présence au dedans de lui, de même qu'il ressent immédiatement la souffrance causée par un coup violent ou la douceur d'un aliment agréable. Ce n'est parfois qu'au bout d'un certain laps de temps que la blessure causée par un coup s'enflamme, amenant une souffrance plus grande, comme aussi ce n'est qu'après avoir été digéré que l'aliment donne des forces nouvelles. Ainsi, la souffrance et la honte qui suivent le péché, tout comme la joie que procure une vie d'obéissance, ne sont ressenties immédiatement que dans une faible mesure ; mais la punition comme la récompense seront intégralement réalisées plus tard, au seuil du monde spirituel.




'homme, tant qu'il vit dans ce monde, n'est jamais pleinement satisfait; sans cesse, il souhaite un changement, soit dans les saisons, soit dans les choses dont il est entouré, ce qui prouve à l'évidence qu'aucune vraie satisfaction ne peut être trouvée dans ce qui est périssable et sujet à variations. C'est pour cette raison même que l'homme recherche ce qui ne change pas, un état dans lequel rien de ce qui est contraire à sa nature ou à ses désirs ne puisse se produire. Lorsque, dans cette recherche, il a trouvé ces réalités en moi, il n'a plus aucun désir de changement, comme nul ne songe à se plaindre d'un ami qui lui procure une joie parfaite. Il ne désire plus en changer, car cette amitié parfaite est précisément l'objet de toutes ses aspirations. Obtenir une paix véritable et bien réelle, c'est le but recherché par tout être humain.



arfois, un homme éprouve soudainement une impression de tristesse ou de bien-être, sans avoir rien fait pour cela. Cette impression vient d'une pénétration en lui du monde spirituel, soit du ciel soit de l'enfer, dont l'ombre s'étend quelquefois sur le coeur humain. Peu à peu, cet homme en arrive à être en contact permanent avec l'une ou l'autre de ces deux influences puis, suivant que le pousseront ses habitudes bonnes ou malsaines, il s'identifiera avec l'un de ces états et y demeurera à toujours. C'est ainsi que le ciel ou l'enfer commence dans la vie d'un homme déjà dès ici bas, et pendant qu'il vit encore dans ce monde. Après sa mort, ayant quitté ce corps de chair il entre pleinement dans l'état vers lequel il s'est laissé attirer.



l en est qui prétendent que le désir est à la source de toute souffrance, de toute peine et que, par conséquent, nous ne devons pas désirer la joie du ciel, la joie en Dieu. Ils affirment que le salut consiste à tuer tout désir. N'est-ce pas tout aussi insensé que de dire à un homme qui meurt de soif qu'il doit tuer la soif? La soif, comme le désir, est de ce monde. La tuer, la supprimer, plutôt que l'étancher, l'apaiser, c'est détruire la vie. Ce n'est pas le salut, mais la mort. Par conséquent, de même que l'homme altéré réclame de l'eau et que cette eau a été donnée pour apaiser la soif, de même, dans le domaine de l'esprit, l'âme altérée réclame la vraie joie et la paix véritable. Aussi, lorsque l'esprit trouve Celui qui a créé en lui ces aspirations, il reçoit de lui une joie et une satisfaction infiniment plus grandes que celles de l'homme altéré qui découvre une source d'eau. Cette paix et cette joie en Dieu, voilà ce que nous appelons le ciel.



ien des hommes aiment tellement le monde et lui sont si fortement attachés que, malgré l'attirance qu'ils ressentent pour les choses spirituelles ils retombent toujours, comme des pierres attirées à terre par une invincible force d'attraction. De chute en chute, ils finissent par mourir en enfer. Quant à celui qui, se repentant de tout son coeur, s'attache fortement à moi, je le purifierai par le moyen des épreuves que mon amour lui dispensera et je ferai de son coeur un temple pour le Roi des rois. Et quant aux choses du monde, à la gloire et aux royaumes, l'histoire nous montre que si, aujourd'hui, les rois se glorifient de leur majesté, de leurs couronnes et de leurs trônes, demain, il n'y aura plus ni trône, ni majesté, car tout cela n'est que poussière. La gloire, la grandeur, le trône et la couronne de ceux qui deviennent les enfants du Royaume de Dieu sont éternels. Cette royauté et cette joie céleste ne connaîtront pas de fin.



our combler leur ambition et augmenter leurs jouissances, les pécheurs volent tout ce qu'ils peuvent des plaisirs des autres. C'est la raison pour laquelle, en sortant de leur maison, ils la ferment à clef *. (*En Orient, il est d'un usage courant de ne pas fermer sa demeure lorsqu'on en sort.)Il sera nécessaire de tout fermer ainsi, aussi longtemps que le coeur de l'homme restera fermé à l'amour de son Créateur. Lorsque le coeur s'ouvre à Celui qui se tient à la porte et qui frappe, tous ses désirs et ses aspirations sont comblés. Il n'y a plus aucune raison de fermer sa demeure, car alors, plutôt que de se faire du tort mutuellement, les hommes se servent les uns les autres avec amour. En effet, dès que les hommes obéissent à la volonté de leur Père céleste, ils sont contraints par son amour à se dévouer au service de leurs frères et, dans ce service pour l'amour du Père, ils trouvent un bonheur merveilleux en même temps qu'une joie infinie.




e jour où, pour sauver de l'enfer les hommes et leur ouvrir le ciel, je donnai ma vie sur la croix, deux brigands étaient là avec moi, l'un à ma droite, l'autre à ma gauche. En apparence, nous souffrions le même supplice ; nous étions crucifiés tous les trois et cependant, au point de vue spirituel, quelle différence! L'un des deux me ferma son coeur et, n'ayant pas voulu se repentir, il mourut dans son péché. L'autre se repentit sincèrement; il m'ouvrit son coeur, à moi qui mourais à cause du péché ; il obtint la vie nouvelle et, ce même jour, il entra dans le paradis. Ce paradis n'est pas seulement un état d'après la mort; il commence dans le coeur de l'homme dès ici-bas, bien que le monde ne puisse pas le voir. Un de mes fidèles témoins, mis à mort dans d'affreuses tortures, était tellement rempli de la joie du ciel qu'il disait à ceux qui le martyrisaient : -je voudrais être capable d'ouvrir mon coeur, pour vous y faire voir cette paix véritable et magnifique que le monde ne peut ni donner ni ôter, vous seriez alors convaincus de sa réalité. Mais c'est la manne cachée, qui ne peut être vue ni montrée. ". Après qu'ils l'eurent fait mourir, ils ouvrirent son coeur pour voir s'ils y trouveraient quelque chose d'extraordinaire, mais ne trouvèrent qu'un simple coeur de chair. Ceux-là seuls qui ont obtenu un coeur nouveau connaissent la réalité et la joie du ciel.



ans ce monde, beaucoup ressemblent à l'homme qui mourut de soif, bien qu'entouré d'eau de toutes parts, de l'eau sans limites de l'océan. Cette eau salée ne pouvait ni calmer sa soif ni sauver sa vie: il n'y trouva que la mort. C'est ainsi que beaucoup d'hommes meurent de soif bien qu'entourés d'une mer sans limites de vérité, de vie et d'amour; la cause de cette mort, c'est leur péché. Mais, pour ceux qui se repentent et se tournent vers moi, ces sources d'eau vive jaillissent de mon amour infini si bien que, inondés de cet amour sans bomes, ils trouvent en Celui qui les aime ainsi, le vrai repos et la vie éternelle. C'est ce qu'ils appellent le ciel.



e sein de Marie, dans lequel je demeurai quelques mois sous une forme humaine, fut béni moins richement que ne l'est le coeur de celui chez qui je fais ma demeure pour jamais, le remplissant de la joie du ciel.

Luc 11.27-28     

eaucoup d'hommes, malgré leur ardent désir d'une vie céleste ne l'obtiennent jamais, par suite de leur négligence et de leur ignorance. Un pauvre mendiant s'assit pendant vingt-et-un ans au-dessus de la cachette, inconnue de tous, où l'on avait enfermé un trésor royal. Comme il désirait, espérait même devenir riche un jour, il mendiait des sous de cuivre. Puis il mourut, dans la pauvreté et un complet dénuement, ignorant tout, jusqu'à la fin, des immenses richesses sur lesquelles il avait été assis pendant si longtemps. Les autorités, qui soupçonnaient ce mendiant d'avoir enterré de l'argent à l'endroit où il se tenait habituellement, firent creuser à cette même place ; on y découvrit un riche trésor qui fut versé dans la caisse royale. Repentez-vous, car le Royaume des cieux est aussi tout près de vous.



eux qui n'ont aucune expérience de la vie de l'esprit déclarent que, dans ce triste monde, il est impossible d'avoir la joie du ciel et la vraie paix. Au contraire, ceux qui connaissent la vie nouvelle donnée par l'esprit savent que, dans ce monde froid et troublé, les joies du ciel et des torrents de paix inondent le coeur des croyants, pareils à ces sources chaudes qui, parfois, jaillissent du sol glacé des contrées les plus froides. C'est le feu sacré de l'Esprit-Saint qui brûle ainsi dans le coeur de mes enfants.




ieu a créé tous les hommes à son image et à sa ressemblance, mais il a donné à chacun une constitution, une nature et des qualités différentes. Si toutes les fleurs, ici-bas, avaient la même couleur et le même parfum, la beauté disparaîtrait de la face de la terre. La lumière du soleil, lorsqu'elle éclaire les verres de couleurs différentes, ne change pas ces couleurs mais rend manifeste à nos yeux leur variété et leur beauté. C'est ainsi que le Soleil de justice, brillant dans ce monde et dans le monde à venir, rend manifeste l'amour ineffable et la gloire de Dieu dans la personne de ses enfants. De cette manière, Moi en eux et eux en Moi, nous nous réjouirons à toujours et à perpétuité.



DOUTESLe disciple : Seigneur, certains affirment que le réconfort et la joie qu'éprouvent les croyants ne sont que le résultat de leurs propres pensées. Est-ce vrai ?
e réconfort et la vraie joie ressentis par les croyants sont le résultat de ma présence vivifiante et de l'abondance de vie dont les remplit le Saint-Esprit. Ceux qui prétendent que cette joie spirituelle n'est que le résultat de leur imagination sont des insensés, tout comme cet aveugle-né qui, assis dehors par un jour d'hiver, se chauffait au soleil. On lui demanda ce qu'il pensait de la chaleur du soleil et il répondit en niant jusqu'à l'existence même de ce soleil dont il sentait la bonne chaleur. Il disait: "Cette chaleur provient de mon propre corps ; seulement, c'est maintenant que je la réalise d'une manière extérieure et sensible. C'est un effet de mon imagination. Lorsque les gens prétendent qu'il existe une chose pareille à une boule de feu, suspendue dans les airs sans aucun support et qu'ils l'appellent soleil, ils ne disent que des non-sens".Veillez donc à ce que personne ne vous séduise par la philosophie ou des illusions trompeuses, selon la tradition des hommes.





i la vraie joie dépendait de l'imagination d'un homme, tout le monde de la pensée et de la philosophie en déborderait. Pourtant, à l'exception de mes enfants, aucun philosophe ou docteur de ce monde ne possède la paix véritable. Ils n'ont rien acquis, si ce n'est une sorte de confort fictif en accord avec des préceptes qu'ils ont eux-mêmes établis.J'ai, il est vrai, créé dans la nature humaine le besoin et la capacité de recevoir le feu et le souffle de l'esprit, au moyen desquels l'homme peut obtenir la joie et la vie divines, de même que la capacité existe, dans le charbon, d'absorber le feu et de brûler. Sans oxygène, le feu est impossible; sans le souffle de l'esprit dans le coeur de l'homme, celui-ci resterait dans les ténèbres, sans jamais devenir capable de recevoir la lumière ni d'obtenir la joie céleste.




e coeur et les pensées de l'homme doivent être préparés à vibrer sous l'action du Saint-Esprit, exactement comme les cordes d'une cithare ou d'un violon qui, lorsqu'elles ont été accordées, vibrent harmonieusement au moindre attouchement de l'archet. Si elles ne sont pas accordées, l'archet ne produira, au contraire, que des sons discordants. Les sons harmonieux produits par l'accord de toutes les cordes de l'instrument dépendent aussi de l'air environnant. Le mouvement des cordes, en effet, se communique à l'air dont les vibrations atteignent notre oreille et y produisent une impression délicieuse. De même aussi, le souffle vivifiant de l'esprit est indispensable pour créer dans la volonté et l'imagination de l'homme la céleste musique de l'union avec Dieu. A cette seule condition, un accord parfait pourra être produit dans la vie de l'homme dès ici-bas, et pour toujours au ciel, dans l'éternité.



ABANDONLe disciple
Parfois, je fais l'expérience que toute ma joie et ma paix semblent s'évanouir en un instant.Seigneur, est-ce la conséquence d'un péché caché que j'ai commis,ou bien cet état a-t-il quelque autre cause dont je ne me rends pas compte ?
l arrive, certainement, que cet état soit dû à une désobéissance, mais quelquefois aussi, bien que je semble laisser mes enfants abandonnés et sans paix, ce n'est que pour un peu de temps. Je veux ainsi leur faire voir leur complète faiblesse, afin qu'ils sachent que, sans moi, ils ne peuvent rien faire. S'ils demeuraient longtemps dans une paix que rien ne viendrait troubler, ils pourraient oublier leur ancien état de péché et, comme Satan, s'enfler d'orgueil en se croyant des dieux. Plus encore, c'est une manière de les instruire. S'ils restent alors humblement et fidèlement attachés à moi, leur Créateur, ils recevront ma bénédiction.







 






























 
 
 
 
 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:02 (2018)    Sujet du message: D'UN SADOU avec des questions

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